Le titre peut certes paraître un brin provocateur. Mais il illustre bien l’étonnement, voire l’incrédulité, de certains médias étrangers face à l’embrasement des lycées français. “Pourquoi les adolescents mettent-ils le feu à leurs établissements scolaires ?” se demande le correspondant à Paris du Daily Telegraph. Le quotidien conservateur britannique consacre, jeudi 1er octobre, un long article à ce qu’il décrit comme “une vague de violentes manifestations de jeunes”.

Le journal appuie son propos, musclé, en relayant les chiffres communiqués la veille par le gouvernement. Ceux-ci faisaient état de 625 personnes interpellées, 83 policiers et gendarmes ainsi que 119 élèves et membres du personnel scolaire blessés depuis le début du mouvement. Ce dernier concernait déjà hier pas moins de 356 lycées (au moins de manière partielle).

“Un rituel annuel en France”

Jeudi 1er octobre, le mouvement a encore pris davantage d’ampleur et surtout, il a donné à voir “des manifestations de plus en plus violentes”, estime depuis l’Italie Sky TG 24 qui parle d’une situation “qui a dégénéré à Marseille”. Le média transalpin rapporte qu’un proviseur adjoint aurait été éclaboussé d’essence et un bus incendié. Selon la préfecture de police, l’équipe de direction n’a pas été directement visée par les