L’espace se referme un peu plus pour les médias étrangers au Pakistan. Le gouvernement a publié, mardi 4 août, de nouvelles règles qui vont considérablement restreindre le travail d’information. Jusqu’à présent, les journalistes étrangers étaient dans l’obligation de demander des autorisations spéciales pour tout déplacement en dehors des trois métropoles principales, Islamabad, Lahore et Karachi, mais les journalistes pakistanais travaillant pour eux n’étaient pas soumis à cette règle. Désormais, ces derniers, comme les journalistes indépendants, devront également être munis d’une « certification de non-objection » pour pouvoir circuler dans le pays.
C’est un coup dur, car le ministère de l’information délivre au compte-gouttes ces autorisations. Il était déjà difficile d’obtenir un visa de journaliste pour le Pakistan. L’Union fédérale des journalistes du Pakistan dénonce une atteinte évidente à la liberté de la presse.
Les grands médias étrangers emploient, dans chacun de leurs bureaux en Asie du Sud, des journalistes du pays, qui maîtrisent les langues régionales et disposent de contacts et de connaissances indispensables. Beaucoup sont basés hors des trois villes autorisées par le gouvernement.
Il vous reste 69.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !