Les touristes allemands des années 1950 et 1960 ont dû avoir une révélation quand on leur a servi leurs spaghettis non avec de la sauce tomate et de la viande hachée mais avec une sauce verte aux herbes à l’arôme prometteur nommée pesto genovese.
Cette sauce n’a longtemps été employée qu’à Gènes et dans ses environs, en Ligurie. Depuis, elle a colonisé les cuisines des particuliers, les baraques à frites, les boulangeries et les auberges de toute l’Allemagne, de l’ouest à l’est et du nord au sud. Et, hélas ! presque tous les plats.
Comprenez-moi bien : j’ai moi-même été un passionné de nouilles au pesto dans mes jeunes années. Les saveurs du basilic, de l’ail, des pignons, du pecorino et de l’huile d’olive me procuraient à chaque fois une impression de fraîcheur surprenante, ce mélange inhabituel et audacieux me donnait l’impression d’être en vacances. Les pâtes au pesto saupoudrées de fromage râpé, de préférence du parmesan, ont été pendant quelques années mon plat préféré. La recette et le nom du pesto genovese auraient été notés dans un livre de cuisine pour la première fois en 1863 − avec de l’édam comme fromage. Cependant les temps ont changé, et pas seulement en ce qui concerne le fromage.
Pesto partout, délice nulle part
Aujourd’hui, je ne supporte plus le pesto dans le m
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