L’image d’Épinal : deux enfants, idéalement un garçon et une fille, qui jouent ensemble, se tiennent compagnie, une jolie famille au carré, avec souvenirs communs et dispute réglementaire sur la banquette arrière. Le vieux cliché qui colle comme un chewing-gum aux semelles des parents d’enfant unique : “Et alors, le deuxième, c’est pour quand ? Vous allez quand même pas vous arrêter là ? Mais il va s’ennuyer ! Hein, que tu veux une petite sœur, mon chéri ?”

Dans les chiffres, c’est un modèle qui tient encore solidement la corde. Selon Statbel, au 1ᵉʳ janvier 2026, parmi les ménages où vit au moins un enfant mineur, 43,6 % comptaient deux enfants, contre 32,3 % un seul, 16,8 % trois et 7,4 % quatre ou plus. La famille à deux enfants reste donc la configuration la plus fréquente – plus nettement encore en Flandre –, même si elle n’écrase plus tout le paysage familial.

Même constat du côté des naissances. En 2022, dernière année disponible dans les fichiers Statbel pour le rang biologique de naissance, un peu plus d’un bébé sur trois né en Belgique était… un deuxième enfant : 34,7 % des naissances, contre 43,3 % de premiers enfants et 22 % de troisièmes enfants ou plus. Le “petit deuxième” n’a donc pas disparu des statistiques, il reste même une figure très solide. Mais dans un pay