L’Académie suédoise aura moins déjoué les pronostics qu’à l’habitude. Ce jeudi 8 octobre, l’organisme en charge de décerner le prix Nobel de littérature a annoncé remettre la prestigieuse récompense à Anne Carson, qui faisait partie des figures pressenties.
La poétesse canadienne de 76 ans a vu son œuvre saluée par le jury comme “audacieuse et inventive”, menant “un dialogue ludique avec la tradition classique, renouvelant ainsi les formes de la littérature contemporaine”, rapporte le quotidien britannique The Guardian dans son live consacré à l’événement.
Elle est notamment l’autrice d’Autobiographie du rouge, un roman en vers publié en 1998 (et traduit en français aux éditions de L’Arche). Le quotidien canadien The Globe and Mail le décrit comme “à la fois un roman et une poésie, à la fois une réécriture non-conventionnelle d’un mythe grec antique et un récit initiatique complètement original, qui se déroule dans le présent”. Pour sa part, le Guardian indique qu’Autobiographie du rouge, son œuvre la plus connue, présente aussi une dimension queer.
D’expression anglaise, Anne Carson est également traductrice, notamment depuis le grec ancien et le latin.
Le Globe and mail, publié à Toronto, indique qu’Anne Carson est native de cette même ville, dans la province de l’Ontario. Qu’elle a déjà reçu de nombreux prix littéraires et qu’elle devient la troisième représentante du Canada parmi les Nobel de littérature (après Saul Bellow en 1976 et Alice Munro en 2013). La précédente poétesse nobélisée avait été, en 2020, l’Américaine Louise Glück.
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