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Géopolitique

Le Venezuela confronté à l’« énorme défi logistique » du traitement des décombres du séisme

Le double tremblement de terre du 24 juin dans le nord du pays a généré plus de 2,1 millions de tonnes de débris, selon les Nations unies. Après l’apparition de sites de dépôt de gravats sur le littoral, les organisations de défense de l’environnement dénoncent une pollution des écosys

Le Venezuela confronté à l’« énorme défi logistique » du traitement des décombres du séisme
HaitiCreoleRadio.com

Un terrain vague aux airs de décharge sauvage défigure le littoral sur plusieurs centaines de mètres, aux abords de la route qui longe la côte entre les villes de La Guaira et Naiguata, dans le nord du Venezuela. L’enchevêtrement de blocs de béton, de tiges de métal tordues et de quantité d’autres débris de construction qui s’y accumulent, visiblement depuis peu, suggère qu’il s’agit de décombres du double séisme – de magnitude 7,2 et 7,5 – qui a frappé la région le 24 juin et provoqué l’effondrement de plusieurs centaines de bâtiments à La Guaira, capitale de l’Etat du même nom, et dans les localités voisines. Ces gravats ont été déposés là, sur l’étroite bande côtière, enserrée entre une falaise aride et les rouleaux turquoise de la mer des Caraïbes.

Armés de pioches, couverts contre les rayons ardents du soleil de la mi-journée, une poignée de résidents des environs inspectent le site, à la recherche de matériaux à revendre. « Du cuivre, de l’aluminium, ou n’importe quoi ayant de la valeur », explique Ruben Blanco, 56 ans. Depuis la catastrophe qui a causé plus de 5 300 morts et 16 700 blessés selon le bilan toujours provisoire des autorités vénézuéliennes mis à jour le 22 juillet, « il n’y a pas de boulot », maugrée ce maçon originaire de la ville de Naiguata. Ce père de famille assure avoir pu, grâce aux revenus de cette activité d’appoint, « donner un petit quelque chose aux enfants ». « Il y a tant de décombres : ou va-t-on les mettre ? Ici, c’est très bien, dit-il dans un haussement d’épaules. De toute façon, tous les égouts de Caracas se déversent dans la mer, donc c’est déjà pollué. »

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