Les dissidents vietnamiens savent désormais qu’ils ne sont à l’abri nulle part. Trois d’entre eux ont en effet été manifestement kidnappés alors qu’ils se situaient au Cambodge, avant d’être emmenés à la frontière vietnamienne, où les autorités de Hanoi les ont alors accusés d’être entrés illégalement dans le pays, détaille le South China Morning Post (SCMP).

Mais à Hanoi, justement, la version est tout autre : le quotidien Lao Dong explique que le ministère de la Sécurité publique a décidé, le 28 septembre, “d’inculper et de détenir les accusés afin d’enquêter sur les crimes de ‘terrorisme’ […] et de ‘falsification de sceaux et de documents officiels’”.

Ce journal, organe de propagande de la confédération des syndicats vietnamiens, relaie la version des autorités selon lesquelles, le 18 septembre vers 21 h 50, les gardes-frontières du poste de My Quy Tay, à la frontière cambodgienne, auraient “découvert et appréhendé trois individus entrant illégalement au Vietnam depuis la frontière cambodgienne : Nguyen Duc Thuan (52 ans, de la province de Lam Dong), Ho Pham Hiep Huy (51 ans, de Ho Chi Minh-Ville) et Thai Cong Truong Son (46 ans, de la province de Dong Thap).”

Démocrate ou terroriste ?

Le premier, Nguyen Duc Thuan, est un ressortissant norvégien. Le deuxième dispose pour sa p