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Les djihadistes français détenus en Irak devraient commencer à être jugés à partir de dimanche

Une cinquantaine de combattants français du groupe Etat islamique encourent la peine de mort en Irak. Leurs avocats dénoncent un « déni de justice » et demandent leur rapatriement afin qu’ils soient jugés en France.

Les djihadistes français détenus en Irak devraient commencer à être jugés à partir de dimanche
HaitiCreoleRadio.com

Depuis un peu plus d’un an, 47 djihadistes français, discrètement transférés en Irak en juillet 2025 de la prison de Derik, en Syrie, où ils avaient été capturés, croupissent dans les cellules de la prison centrale d’Al-Karkh, à Bagdad, dans l’attente de leurs procès pour leur appartenance au groupe Etat islamique (EI). Début 2026, deux jeunes majeurs – qui étaient mineurs au moment des faits – les y ont rejoints. Ces derniers mois, les avocats français de 25 d’entre eux ont multiplié les recours pour tenter de les faire rapatrier en France afin d’y être jugés, en vain.

Mercredi 16 septembre, ces avocats ont été alertés par la sœur d’un de ces détenus que leurs procès allaient s’ouvrir à partir du dimanche 20 septembre devant la cour pénale centrale de Bagdad. Les autorités irakiennes ne leur reconnaissant aucun droit dans la procédure locale, aucun avocat n’avait été informé officiellement. Ils ont donc demandé confirmation à la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE), qui leur a confirmé, mercredi, par e-mail, la tenue imminente de ces procès : « Nous avons été informés que des audiences concernant des ressortissants français pourraient avoir lieu à partir du 20 septembre 2026. »

Cette accélération du calendrier judiciaire irakien coupe court à la requête envoyée par ces avocats devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), le 4 septembre, pour demander leur rapatriement. Dans un communiqué diffusé jeudi 17 septembre, Mes Matthieu Bagard, Baptiste Vachon, Marie Dosé, Victoire d’Humières et Pauline Gamba-Martini exhortent donc une nouvelle fois Paris à les rapatrier, « afin de garantir que ces Français ne soient pas exposés à la peine de mort et victimes d’un déni de justice ».

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En 2019, 11 djihadistes français, incarcérés en Irak après une première vague de transfèrements en 2018, avaient en effet déjà été condamnés, au terme de procès expéditifs, à la peine capitale, automatique en Irak pour des faits de terrorisme, peine commuée depuis en prison à vie. Les avocats rappellent par ailleurs que, parmi la cinquantaine de Français qui doit être jugée à Bagdad, figurent trois jeunes majeurs, « emmenés de force par leurs parents en Syrie lorsqu’ils étaient enfants ».

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