A la suite d’un nouveau tour de vis migratoire de l’administration Trump, les autorités américaines ont sensiblement augmenté, depuis le mois d’août, les expulsions d’immigrés haïtiens vers leur pays d’origine, « où leur vie et leur sécurité sont menacées », dénonce l’organisation Human Rights Watch (HRW), dans un rapport publié lundi 21 septembre, au terme d’une enquête réalisée à Cap-Haïtien, la ville où ont atterri les premiers vols de rapatriements forcés vers Haïti. A leur retour dans un pays en proie à une flambée de violences meurtrières et à une grave crise humanitaire, ils ne bénéficient de quasiment « aucun soutien ».
Le 27 juillet, au terme d’un long rapport de force avec la justice, le gouvernement américain révoquait le statut de protection temporaire (TPS) dont bénéficient plus de 330 000 ressortissants haïtiens aux Etats-Unis. La possibilité d’obtenir ce statut migratoire, dont les bénéficiaires sont protégés de l’expulsion et ont le droit de travailler, avait été accordée aux Haïtiens après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 – qui avait fait plus de 280 000 morts – et renouvelée à plusieurs reprises à mesure qu’Haïti s’enfonçait dans une grave crise politique et sécuritaire. L’administration Trump cherchait à priver les ressortissants haïtiens de ces protections depuis l’été 2025 et avait obtenu gain de cause devant la Cour suprême en juin.
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