Les célèbres fleurs orange qui ornent les autels mexicains pour la fête des morts sont-elles menacées ? À l’approche des célébrations de début novembre, plusieurs producteurs de cempasúchil, le nom mexicain de la plante appelée “œillet d’Inde” en français, sont confrontés à une vague de sécheresse qui fragilise leurs récoltes. C’est notamment le cas dans les États du Chiapas, de Campeche, de Veracruz et de Coahuila.
Comme l’explique El Heraldo de Chiapas, les semis de cempasúchil commencent fin juillet. Les plants ont ensuite besoin d’un taux d’humidité élevé, correspondant généralement à la période d’août à septembre, pour ensuite fleurir en octobre, juste avant les célébrations. Or le manque de pluie enregistré cette année dans plusieurs États du Mexique “a perturbé le processus” et “réduit le nombre de fleurs disponibles”, souligne le journal local. À cette sécheresse s’ajoutent également les coûts de production particulièrement élevés, notamment pour l’irrigation, les semences et la main-d’œuvre, déplorent les producteurs.
“Floraison retardée”
Interrogée par El Heraldo de Chiapas, Raquel Sánchez Jiménez, une productrice installée dans cet État tropical, souligne que les rendements ne suivent pas la hausse des coûts de production. La vente de cempasúchil est pourtant une sour
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