« Je rentrerai au Tchad pour le renversement du régime Mahamat Idriss Déby, ce sera très bientôt. » Il est rare qu’un appel au coup d’Etat soit lancé depuis l’Assemblée nationale française. C’est pourtant par ces mots que l’opposant tchadien Ousmane Dillo, entouré de ses avocats français et du député de La France insoumise (LFI) Aurélien Taché, concluait son récit dans un sous-sol du Palais-Bourbon, le 9 septembre.
Fin août, l’ancien officier de l’armée tchadienne, qui a également la nationalité française, avait déjà été vu à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et de l’eurodéputée Rima Hassan à l’université d’été du mouvement « insoumis ». En septembre, à Paris, il est longuement revenu sur le combat judiciaire qu’il mène au nom de son frère défunt, l’opposant Yaya Dillo, tué en plein jour à N’Djamena dans l’assaut du siège de son parti par l’armée, en février 2024.
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