Comme si faire des rencontres n’était pas assez compliqué, mon chat pourrait bien être vu comme un facteur dissuasif, voire un critère rédhibitoire.

Car avoir un chat peut être mal vu. Tout le monde connaît le stéréotype dépassé et insultant de la folle à chats, qui convoque l’image de femmes esseulées et excentriques, sans doute cernées de pots de glace. Mais les hommes à chats sont aussi l’objet de connotations négatives.

Les cat dads en ont conscience. “Tu devrais prendre un chien.” Laurence Konishi raconte que ce conseil lui a été donné par une amie quand il a évoqué son projet d’adopter un animal de compagnie.

“J’ai répondu que si je me décidais, ce serait pour un chat, ce qui a fait dire à cette copine que les chats, c’est pour les hommes qui se sentent seuls.”

Laurence Konishi, artiste et acteur âgé de 52 ans, a finalement adopté deux chattes, Audrey et Sheera. “Quand je les ai eues, je me suis dit : ‘Voilà, je suis le stéréotype du gars qui n’a pas de copine et qui a des chats.’”

La masculinité associée au chien

Les chats jouissent bien entendu d’une immense popularité. Aux États-Unis, ils sont les animaux de compagnie les plus nombreux après les chiens, et près d’un tiers des foyers déclarent avoir au moins un félin, selon la Fondation vétérinaire américaine (AVMF). Il