Lors des Rencontres économiques franco-allemandes d’Evian (Haute-Savoie), le 3 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron, a demandé personnellement et oralement à Florent Menegaux, PDG de Michelin, et à Nicolas Peter, président du conseil de surveillance de BMW, de travailler à rapprocher les positions des filières automobiles française et allemande sur la question de la préférence européenne.
Le choix du président français, à la fin d’une table ronde, s’est fait de manière « informelle, sans mandat officiel », précise un acteur de l’industrie, et s’est porté sur ces deux dirigeants « de bonne volonté » pour jouer le rôle de médiateurs. Depuis, Florent Menegaux et Nicolas Peter ont échangé à plusieurs reprises.
Réclamée au président de la République par le directeur général de Valeo, Christophe Périllat, et par le président de Forvia, Michel de Rosen, lors du dîner organisé à l’Elysée, le 13 octobre 2024, à la veille du Mondial de l’automobile, l’obligation d’imposer un contenu local minimal aux voitures qui bénéficient de subventions ou d’avantages fiscaux a, depuis, fait son chemin. Poussée par la France, elle a fait l’objet d’une proposition législative européenne, baptisée « Industrial Accelerator Act », présentée par le vice-président exécutif de la Commission européenne Stéphane Séjourné, le 4 mars.
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