Si le mouvement des lycéens fait désormais régulièrement la une des journaux télévisés en France, c’est vers d’autres outils de communication que les adolescents se tournent pour glaner des informations. Et pour s’organiser aussi, assure El Mundo. “Les réseaux sociaux tels que TikTok et Instagram regorgent de vidéos tournées par des jeunes lors des manifestations”, observe le média espagnol, mais ce n’est pas tout.

Pour organiser un blocage, se réunir, voire dispenser des conseils sur la façon de se comporter lors des manifestations, tout passe désormais par les réseaux sociaux. Des outils qui permettent de mobiliser rapidement “une partie de la population qui ne se laisse plus guider par les dirigeants syndicaux ni les partis politiques et qui se tourne vers les nouvelles technologies pour diffuser ses messages”, tranche le quotidien madrilène.

C’est sur l’agilité des réseaux que le mouvement compte pour prendre de l’ampleur. Si la contestation s’est propagée à grande vitesse, il existe un revers de la médaille : l’absence de filtrage, de tri et de vérification provoque la diffusion “d’images décontextualisées et d’informations invérifiables qui prolifèrent dans ce contexte de flou informationnel”, déplore La Vanguardia. Parfois de façon particulièrement problématique, car une