La violence des débordements et l’incapacité du gouvernement à empêcher les violences et pillages en marge de la manifestation du samedi 17 octobre ont aggravé les inquiétudes des marchés financiers quant à la stabilité du pays.
“Les obligations d’État françaises ont chuté après un week-end marqué par de violentes émeutes, soulignant les tensions entre les manifestants mécontents du coût de la vie et un gouvernement qui n’a pas les moyens de maintenir l’ordre”, indique Bloomberg. Le média économique américain rapporte que le spread – soit l’écart entre les taux d’emprunt de la France et de l’Allemagne – s’est accru pour atteindre une différence de 120 points de base dans la journée. Cet intervalle, “qui reflète la prime de risque liée à la dette française, est désormais à son plus haut niveau depuis quatorze ans”, précise le quotidien britannique The Guardian.
La Bourse de Paris a également connu un lundi difficile avec le CAC 40 affichant une baisse de 1,11 % sur la journée.
Investisseurs inquiets
Alors que les dégâts des pillages et des émeutes se chiffrent à plusieurs centaines de millions d’euros, l’exécutif se trouve dans une position difficile. “Face à une dette colossale [119 % du PIB] et à un déficit budgétaire comptant parmi les plus importants de la zone euro, le gouvernement ne peut pas se contenter d’augmenter les dépenses pour apaiser l’opinion publique”, souligne Bloomberg.
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Je m’abonneDans ce contexte, les observateurs internationaux craignent d’assister à un nouveau dérapage financier de la part de Paris. “Les investisseurs se demandent si le gouvernement minoritaire du Premier ministre Sébastien Lecornu parviendra à faire adopter le budget 2027 et à définir une feuille de route crédible pour réduire le déficit français”, rappelle CNBC.
Mais le chemin législatif de ce texte crucial semble bien mal embarqué. Le vote solennel sur la première partie du projet de loi de finances (PLF) – le volet recettes –, prévu mardi 20 octobre, a été repoussé.
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