L’historien franco-israélien et ancien résistant Lucien Lazare est mort à Jérusalem mardi 22 septembre à l’âge de 101 ans, a annoncé sa famille.
Né en 1924 à Strasbourg, il était membre des Eclaireurs israélites de France et avait combattu dans la compagnie « Marc Haguenau », participant notamment à la libération de Castres (Tarn) en 1944.
Educateur et dirigeant communautaire à Strasbourg, il immigre en Israël en 1968, où il a été directeur d’un lycée à Jérusalem.
Membre de la commission de désignation des Justes des nations du mémorial de la Shoah Yad Vashem, il avait publié de nombreux livres sur la Résistance et un dictionnaire des Justes de France.
Homme de gauche
Se qualifiant d’« historien de la Résistance », M. Lazare avait confié à un journaliste de l’Agence France-Presse, au moment de son centenaire, être l’un des derniers membres de la Résistance armée en France encore en vie.
Homme de gauche, Lucien Lazare, militait pour la « non-violence », estimant que les Justes de France, en protégeant des juifs de la déportation au risque de leur vie, étaient des « résistants non violents ».
A un journaliste de la radio Web en français Studio Qualita lui demandant, en 2022, quelles valeurs il souhaitait laisser aux futures générations, il avait répondu : « chasser la haine ». Lucien Lazare était le beau-père de l’ancien président de la Knesset (Parlement israélien) Avraham Burg.