En langage administratif, cela s’appelle un appel d’offres. En langage politique ou diplomatique, un bras d’honneur. Après l’annonce de sanctions par le Royaume-Uni, la France, le Canada et neuf autres pays européens, le gouvernement israélien ne ralentit pas son projet d’extension de la colonie située près de Jérusalem et connue sous le nom de code E1. La publication d’un appel d’offres pour 1 234 logements, mi-août, avait provoqué une série de condamnations diplomatiques, lesquelles avaient débouché sur des sanctions visant les produits exportés depuis les colonies, annoncées le 8 septembre par les douze Etats.
Le Royaume-Uni, en particulier, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Ed Miliband, avait eu des mots très durs sur le nettoyage ethnique et l’occupation israélienne en Cisjordanie. Cela avait conduit le gouvernement israélien à riposter avec, notamment, la fermeture du consulat général britannique à Jérusalem. Une semaine plus tard, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou montre qu’il ne recule pas : 2 167 nouveaux logements vont être soumis à un appel d’offres qui sera formellement ouvert le 25 octobre, deux jours avant les élections législatives prévues le 27 octobre.
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