“À sec”, se lamente le Daily Mirror, à la une de son édition du jour, sur fond de paysage roussi par le soleil. Le Royaume-Uni entre, ce mardi 11 août, dans sa cinquième vague de chaleur de l’année, assortie d’une vigilance orange pour l’essentiel de l’Angleterre jusqu’à la fin de la semaine. “Nous, Britanniques, aimons parler de la météo, mais nous ne pouvons plus faire comme si ces événements étaient simplement exceptionnels”, tranche le tabloïd orienté à gauche.

En manque drastique de précipitations, les terres du pays agonisent. “Le mois de juillet a été le plus sec depuis le début des relevés en 1836”, s’inquiète The i Paper. “Les rivières se rabougrissent, les réservoirs se vident et les poissons s’asphyxient, décrit le Daily Mirror. Le paysage devient marron.” Loin du décor britannique “vert et luxuriant que nous connaissons depuis longtemps”, soupire l’auteur et berger James Rebanks, dans une chronique publiée sur le site Unherd.

En première ligne, le monde agricole subit de plein fouet ces conditions extrêmes. “Partout dans le pays, les récoltes de blé ont été d’une précocité jamais vue depuis 1976”, autre année de sécheresse intense, constate The Economist.

“Les rendements sont en baisse de 16 % et jusqu’à 50 % dans les régions où la terre est la moins riche.”

Les prix