Le blocage du détroit d’Ormuz, où transitait, avant l’offensive américano-israélienne en Iran, 20 % de l’approvisionnement mondial quotidien en pétrole brut et en gaz naturel liquéfié (GNL), ne l’a guère effrayée. En mars, Maria Angelicoussis a signé le deuxième contrat le plus juteux pour un affrètement dans cette zone périlleuse avec un tarif négocié de 693 000 dollars (608 600 euros), contre environ 200 000 dollars avant-guerre, pour le compte de Bahri Oil Transportation, une société de Dubaï.
A la tête du plus grand groupe maritime grec, qui emploie 9 000 personnes dans le monde, l’armatrice contrôle une flotte de quelque 160 navires (31 de plus sont en construction) et s’est imposée, en quelques années, comme l’une des figures montantes du transport maritime mondial. En décembre 2025, la Lloyd’s List, journal de référence sur le sujet, dont le siège est à Londres, la plaçait en effet en huitième position de son classement des personnalités les plus influentes du secteur. Selon Forbes, sa fortune atteint environ 7,6 milliards de dollars (2 milliards de plus qu’il y a trois ans), faisant d’elle la femme la plus riche de Grèce.
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