Mark Zuckerberg restera en Californie, même si l’impôt sur la fortune de 5 % est approuvé par les électeurs le 3 novembre. C’est ce qui ressort d’un accord scellé entre le fondateur de Meta, dont la fortune est estimée à 235 milliards de dollars, et un comité spécial de son conseil d’administration, révélé mercredi 21 octobre.
Un des enjeux pour M. Zuckerberg était de maintenir le contrôle total sur son entreprise dont il ne détient environ que 13 % du capital mais qu’il contrôle à plus de 60 % grâce à des actions spéciales (classe B) à droits de votes décuplés. L’idée est donc d’attribuer à chaque action de Meta une nouvelle action, de type C, mais sans droit de vote. Le montage est double : il va permettre à Mark Zuckerberg de vendre progressivement des actions sans droit de vote pour honorer sur cinq ans (1 % par an) son impôt dont le montant total serait, aux évaluations actuelles, de l’ordre de 12 milliards de dollars. Le tout en aidant Meta à lever les capitaux nécessaires au développement de l’intelligence artificielle (IA). Dans cette affaire, la firme fait d’une pierre deux coups – maintenir à sa tête pendant huit ans son fondateur – et s’offrir la capacité de faire appel au marché sans changer sa gouvernance.
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