Une blessure patriotique, du pétrole à gogo et un territoire géographiquement stratégique. En difficulté dans les sondages d’opinion, Javier Milei a lancé son nouveau combat pour relancer son mandat, à un an de la prochaine présidentielle en Argentine : la récupération de la souveraineté sur l’archipel des Malouines (“Falkland” en anglais). De quoi opérer “un virage radical, de caractère nationaliste, qui déplace la question économique jusque-là dominante”, souligne le journal conservateur La Nación.

Lors d’une allocution télévisée très attendue, le président libertarien a annoncé, jeudi 3 septembre, le durcissement des sanctions contre les entreprises étrangères opérant dans cet archipel sans autorisation de l’Argentine, ainsi que la construction d’une base navale en Terre de Feu pour renforcer son contrôle sur l’Atlantique sud. C’est “une question de sécurité nationale”, a-t-il déclaré, avant de jouer la fibre patriotique. “Les Malouines sont argentines par leur histoire et de plein droit”, et “les habitants de ces îles, en tant que population [les ayant colonisées], n’ont pas droit à l’autodétermination”, a-t-il ajouté.

Détourner l’attention

Les médias argentins ne sont pas dupes. Chaque fois que les gouvernements argentins ont agité la question des Malouines, ils “poursuivai