La phrase semble tirée d’une analyse sur un conflit au Moyen-Orient. Jeudi 1er octobre, à l’issue de la cellule interministérielle de crise, Matignon a fait savoir que les services du renseignement français estimaient que le mouvement de blocage des lycées était une “manœuvre organisée par LFI [La France insoumise] et ses proxys de l’ultragauche”.

La veille, depuis l’Espagne où il était en déplacement, Emmanuel Macron avait lui aussi sonné la charge contre LFI. Sans citer directement leurs noms, le président de la République s’en était pris à ces “responsables politiques” qui ne devraient pas être là pour “agiter les peurs et faire commettre le pire”.

La tendance est claire : au fur et à mesure que le mouvement des lycéens – désormais rejoint par certains groupes étudiants – gagne en intensité, les déclarations de l’exécutif contre le parti mené par Jean-Luc Mélenchon se font de plus en plus dures. De toute évidence, la stratégie de communication du gouvernement consiste à dénoncer les responsabilités du parti de gauche radicale. Et de l’autre côté des Alpes, un bon nombre de journaux italiens semblent partager cette vision des choses.

Pour le centriste Corriere della Sera, par exemple, “Mélenchon souffle sur le feu de la révolution populaire”. Le média libéral Il Foglio évoque