“La protestation lycéenne se transforme en une contestation sociale plus ample”, titre La Vanguardia en ce mardi de manifestations françaises, le 13 octobre. “La présence dans les cortèges de syndicats, de partis de gauche et de collectifs tels que les employés de la santé va dans le sens d’une ‘convergence des luttes’ (le concept utilisé en France dans ce genre de situation) qui pourrait se manifester à travers la nouvelle mobilisation nationale de samedi”, observe le quotidien catalan.

Ce mardi, “la situation a été particulièrement délicate à Paris où ont eu lieu quelques incidents isolés : les manifestants les plus exaltés ont érigé des barricades, brisé des vitrines et incendié des véhicules, tandis que les CRS ont chargé et lancé des gaz lacrymogènes. Il y a eu aussi des escarmouches avec la police et des conteneurs brûlés à Lyon, à Marseille et dans d’autres villes.” En fin de journée, rapporte El País, la place Vauban était devenue le théâtre d’une “bataille rangée extrêmement tendue”.

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La Vanguardia souligne la présence à cet “acte V” de “maires de gauche de localités importantes des abords de Paris”, comme Charlotte Blandiot-Faride, édile communiste de Mitry-Mory, ou Raphaël Adam, maire de Nanterre. Il relève aussi, “signe de l’internationalisation du mouvement”, la venue de l’activiste suédoise Greta Thunberg au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Un soutien médiatique de poids très largement relayé dans la presse étrangère.

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“L’épicentre d’un malaise politique”

En Suisse, le journaliste Richard Werly estime, dans la même veine, que “cette mobilisation lycéenne est désormais l’épicentre d’un malaise politique”. Non seulement “les étudiants semblent prêts à embrayer sur les revendications des plus jeunes”, écrit-il dans Blick, mais nombre de lycéens font un lien “avec un autre mouvement, bien éloigné du leur : celui des ‘Gilets jaunes’ de l’hiver 2018-2019”.

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