Le gouvernement du Guyana a réévalué, mardi 21 juillet, le bilan du naufrage d’un ferry au large de Georgetown à 53 morts, un chiffre encore provisoire, plusieurs personnes étant toujours portées disparues. Le précédent bilan, annoncé plus tôt dans la journée, faisait état de 41 morts et 77 personnes secourues sur les 179 estimées à bord.
Un chiffre révisé par la suite par le premier ministre, Mark Phillips, lors d’une conférence de presse, à 76 personnes secourues. Quelque « 53 corps avaient été retrouvés à 18 heures » locales (minuit à Paris), a-t-il dit, et « nous avons procédé à des vérifications et le chiffre sur lequel nous allons nous baser est de 76 personnes » secourues.
« Seize navires sont déployés près de l’épave », a-t-il ajouté, dans une zone de recherche « élargie à 2 100 km2 » : « L’objectif est de maximiser les chances de retrouver des personnes qui pourraient encore être en vie ».
Des pêcheurs locaux se sont joints aux recherches, auxquelles participent une quinzaine de plongeurs militaires français venus de Guyane.
« Nous dormions tous »
Le nombre de personnes à bord du bateau lors de son appareillage a fait polémique. La liste des passagers comportait 133 noms, mais une enquête ultérieure a permis d’établir, selon le premier ministre guyanien, Mark Phillips, que 179 personnes avaient finalement pris place à bord du ferry.
Le MV Barima était parti de la capitale Georgetown dans la nuit de samedi à dimanche, et devait prendre la mer avant de remonter un cours d’eau pour atteindre Port Kaituma, situé en pleine forêt tropicale dans la région de l’Essequibo.
« C’est une grosse vague qui a renversé le Barima », avait déclaré le ministre des travaux publics, Juan Edghill. « Nous dormions tous » quand le bateau a chaviré, a affirmé un rescapé de 18 ans, Wayne Kitson.