Deux soldats israéliens ont été tués, ce vendredi 23 octobre au matin, lors d’une attaque armée au niveau d’un barrage près de la ville d’Hébron, en Cisjordanie, rapportent plusieurs médias israéliens, dont The Times of Israel.

Trois autres soldats ont été blessés lors de la fusillade, qui survient à quatre jours d’un scrutin législatif crucial en Israël. “Les soldats tués ont été identifiés comme étant le sergent-chef Ron Yonatan Roytman, 23 ans […] et le sergent Yuval Shai Svilem, 20 ans”, précise le site.

Les deux tireurs, des Palestiniens d’Hébron issus de la même famille, ont été abattus à l’issue d’un échange de tirs de vingt minutes avec les soldats israéliens, poursuit Times of Israel. Selon l’armée, ils projetaient une attaque de plus grande envergure visant des civils israéliens en Cisjordanie.

Israël “détruira” le quartier des tireurs

De son côté, le Hamas a salué une “opération héroïque” sans toutefois revendiquer la responsabilité de la fusillade, indique le média israélien.

En réaction, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annulé tous les rendez électoraux prévus ce vendredi, ordonnant à l’armée de se préparer à un “bouclage total” de la Cisjordanie occupée, ajoute le quotidien panarabe Al-Quds Al-Arabi. Nétanyahou a en outre affirmé qu’Israël “détruira” le quartier d’Hébron où vivaient les auteurs de l’attaque. Dans ce secteur, le chef du gouvernement a annoncé que les habitants seraient évacués et que l’armée irait “de maison en maison”. “Le ministre de la Défense et moi-même envisageons une opération de très grande ampleur, comme il n’y en a pas eu depuis la guerre des Six Jours”, en 1967, a-t-il déclaré.

Sur son compte X, l’armée israélienne a annoncé le début d’opérations antiterroristes “dans la région d’Hébron, qui a été placée sous cordon de sécurité, ainsi que dans d’autres zones” de la Cisjordanie.

Cette fusillade intervient en pleine campagne électorale sur fonds de tensions et d’incertitudes quant à l’issue du vote. Le Premier ministre est pointé du doigt par l’opposition pour sa responsabilité dans les attaques du 7 octobre 2023 − qui ont fait 1 200 morts −, l’un des sujets phares de la campagne.