Henri IV était proche de son peuple, nous explique la guide du château en nous montrant un tableau où l’on voit l’ambassadeur d’Espagne hésitant au moment de s’incliner devant le souverain. “Un bon roi”, résume-t-elle en fermant avec recueillement la chambre du château [de Pau] dans laquelle l’enfant de la ville est venu au monde, le 13 décembre 1553, avant de nous raccompagner, boulevard des Pyrénées. Agrémentée de bancs, de palmiers, et de petits parterres où les jardiniers sont en train de planter des fleurs, cette promenade en balcon est majestueuse. Une statue en l’honneur du “Vert-Galant” [le surnom d’Henri IV] se dresse au milieu du boulevard.

Le regard se porte naturellement vers la balustrade en pierre de la promenade, derrière laquelle la chaîne des Pyrénées se déroule à la manière d’une tapisserie tout en nuances, allant du vert au gris perle. C’est dans ces montagnes que nous voulons aller marcher, en passant par le col du Somport, jusqu’au légendaire monastère de Saint-Jean-de la-Peña, où fut, dit-on, conservé le Saint-Graal, puis à travers l’Aragon, jusqu’à Pampelune. Soit 250 kilomètres en tout.

Le pied encore léger, nous passons devant le vénérable funiculaire avant de découvrir, en contrebas du boulevard, une rue particulièrement pentue sur laquelle les Palois o