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L’article de la semaine

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Pourquoi cet article

Nous proposons cette semaine aux élèves de HGGSP cet essai publié par l’historienne canadienne Margaret MacMillan dans The New York Times le 1er septembre dernier. Sans se rattacher à un thème en particulier du programme, cette réflexion pourra être utile aux élèves pour tenter d’appréhender les changements rapides qui bouleversent nos sociétés et la géopolitique mondiale depuis quelques années.

Cette spécialiste de la Première Guerre mondiale et des traités de 1919 développe l’idée que nous sommes à l’aube d’une “nouvelle ère de désordre” et que nous n’en avons pas forcément conscience. Pour elle, il est nécessaire de repenser la coopération pour faire face aux multiples défis en cours : ceux du climat, des conflits ou de l’IA.

S’il ne fallait retenir qu’une citation

“L’ordre mondial qui est resté en place pendant l’essentiel de nos vies s’est érodé à partir du moment où ceux qui y vivaient se sont montrés trop complaisants, dans leur confort, quand ils ont trop accepté – et même approuvé – les mauvais comportements.”

Margaret MacMillan ouvre son essai sur une métaphore : avant l’orage, les signes sont visibles mais souvent mal interprétés. Les sociétés stables tendent à l’optimisme alors qu’elles devraient peut-être méditer sur La Peste de Camus, ouvrage dans lequel les habitants d’Oran ignorent les rats morts jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Or, écrit-elle, aujourd’hui “il y a des rats morts partout” : records de chaleur, sécheresses et incendies, endettement historique des économies développées, recul des aides humanitaires, essor non régulé de l’intelligence artificielle, montée des populismes et diplomatie internationale rendue impuissante.

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