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OEA – Haïti | Ce que Ramdin ne dira jamais : un processus électoral qui intègre un référendum constitutionnel s’expose, dès le départ, à une contestation de légalité majeure

Les critiques constitutionnelles qui circulent autour du processus en cours en Haïti – et particulièrement autour de l’idée d’un référendum constitutionnel concomitant aux élections du 13 décembre 2026 – reposent sur un socle juridique clair et difficilement contournable : la Constitu

OEA – Haïti | Ce que Ramdin ne dira jamais : un processus électoral qui intègre un référendum constitutionnel s’expose, dès le départ, à une contestation de légalité majeure
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17 août 2026
OEA – Haïti | Ce que Ramdin ne dira jamais : un processus électoral qui intègre un référendum constitutionnel s’expose, dès le départ, à une contestation de légalité majeure 
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OEA – Haïti | Ce que Ramdin ne dira jamais : un processus électoral qui intègre un référendum constitutionnel s’expose, dès le départ, à une contestation de légalité majeure 

  • by Rezo Nodwes
  • 17 août 2026
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Les critiques constitutionnelles qui circulent autour du processus en cours en Haïti – et  particulièrement autour de l’idée d’un référendum constitutionnel concomitant aux élections  du 13 décembre 2026 – reposent sur un socle juridique clair et difficilement contournable : la  Constitution de 1987 (telle qu’amendée et qui se trouve sur le site de l’OEA). 

L’article 284.3 de la Constitution de 1987 dispose explicitement : 

« Toute consultation populaire tendant à modifier la Constitution par voie  de référendum est formellement interdite. » 

Cette disposition n’est pas ambiguë. Elle interdit formellement tout recours au référendum  pour modifier la Constitution. Elle a été conçue, dans le contexte de sortie de la dictature  duvaliériste, comme un garde-fou contre les plébiscites manipulés et les modifications  unilatérales de la loi fondamentale par le pouvoir exécutif. 

• Toute tentative de « ratification populaire », de « consultation » ou de «  référendum à minima » visant à valider des amendements constitutionnels  tombe sous le coup de cette interdiction. 

• Le simple changement de vocabulaire (« ratification populaire » au lieu de «  référendum ») ne suffit pas à échapper à l’interdiction. Il s’agit d’un  détournement de procédure. 

La Constitution de 1987 organise une procédure de révision stricte et parlementaire (articles  282 à 284) : 

• Déclaration de la nécessité d’amender par les deux chambres (majorité des 2/3). • Examen et adoption par l’Assemblée nationale de la législature suivante  (également à la majorité des 2/3). 

• L’amendement n’entre en vigueur qu’après l’installation du prochain président  élu. 

• Le président en fonction au moment de l’amendement ne peut en bénéficier. 

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