“Un décollage en toute sécurité”, titre Público. Pour l’éditorialiste David Pontes, le choix de la Lufthansa allemande pour prendre le contrôle de la compagnie aérienne nationale portugaise, la TAP, offre une rare occasion de célébrer une réussite nationale. “Pour une fois, notre condition de pays périphérique, situé cette fois à la bonne extrémité de l’Europe, nous aura rapporté quelque chose”, ironise-t-il. Sans sa position géographique, à la croisée des routes vers les Amériques et l’Afrique, la compagnie n’aurait jamais suscité autant d’intérêt, estime-t-il. Le gouvernement du Premier ministre Luís Montenegro a préféré Lufthansa à Air France-KLM.

La première phase de privatisation est valorisée à 1,2 milliard d’euros, pour 49,9 % du capital, dont 5 % réservés aux salariés. Lufthansa prendra les commandes de la gestion. L’exécutif envisage une privatisation totale d’ici juillet 2028, espérant récupérer les 3,2 milliards d’euros injectés depuis 2020.

David Pontes salue également le choix d’un groupe européen, à l’heure où l’Union cherche à renforcer son autonomie stratégique. Le consensus politique autour du projet au Portugal risque cependant de voler en éclats face à la perspective d’une privatisation intégrale, à laquelle les socialistes s’opposent.

Vingt-cinq ans de turbul