En direct Mercredi 23 Septembre 2026
Culture

PRA | CE QUE JE PENSE: HAÏTI PEUT DISPARAITRE

CE QUE JE PENSE HAÏTI PEUT DISPARAITRE Par Pierre Robert Auguste Sans nous rendre compte, nous vivons dans un pays qui disparaît. En moins d’une génération, 25 ans environ,qu’en restera-t-il ? Effaré par les scandales immoraux des dirigeants ,tétanisé par l’esprit criminel rageur des te

PRA | CE QUE JE PENSE: HAÏTI PEUT DISPARAITRE
HaitiCreoleRadio.com

23 septembre 2026
PRA | CE QUE JE PENSE: HAÏTI PEUT DISPARAITRE
Actualités Diplomatie Insécurité|Kidnapping Justice Pages d'Histoire d'Haiti PHTK autorise l'occupation du pays Société

PRA | CE QUE JE PENSE: HAÏTI PEUT DISPARAITRE

  • by Rezo Nodwes
  • 23 septembre 2026
  • 0 Comments

CE QUE JE PENSE

Sans nous rendre compte, nous vivons dans un pays qui disparaît. En moins d’une génération, 25 ans environ,qu’en restera-t-il ?

Effaré par les scandales immoraux des dirigeants ,tétanisé par l’esprit criminel rageur des terroristes, éberlué par l’arrogance insolente de certains diplomates étrangers, l’haitien ne voit pas s’effilocher l’entité juridico-légale de sa représentativité internationale qu’est l’Etat défini par le droit international comme détenteur de prérogatives souveraines, maître de son destin, responsable incommutable de son intégrité physique et morale. Or, l’Etat haitien, en défaut atavique de judiciarisation, n’a de présence existentielle qu’à travers Binuh, PNUD, qu’à la voix du Caricom, de l’OEA. Sa justice devient aux yeux du peuple une longue chaîne de sinécuristes rendus hagards par le dossier encombrant de l’assassinat du président Jovenel Moïse. Elle n’est point créditée de sincérité dans la recherche de la vérité sur cet odieux assassinat à multiples ramifications. Son incapacité vient d’être épinglée en vertu d’une subsidiarité comminatoire discrétionnaire.

La justice américaine s’impose comme une instance supplétive à la justice haïtienne. Ainsi, Joseph Badio et les 17 anciens militaires colombiens présumés assassins du président Jovenel Moïse sont requis par un tribunal américain de la Floride et lui sont remis pour jugement.Quelle honte! La justice, colonne vertébrale de l’État, s’est anéantie. Désormais, il y a toutes autres entités en Haïti sauf l’Etat . S’il en existe c’est l’état dominant des gangs terroristes.

Les esprits retors pourraient bien soulever l’exception- nalité du gouvernement de Didier Fils Aimé pour attester d’une vie étatique. Sa coexistence avec l’internationale. Sa présence aux instances bilatérales et multilatérales comme maintenant à l’ONU.

Il y a lieu de ne pas s’engouffrer dans des illusions chimériques et de ne pas confondre accointances et coexistence. Celle-ci demande l’égalité des droits et fondée en droit. Aucun gouvernement n’est un gouvernement sans autorité réelle. L’effectivité d’occupation n’est pas l’autorité réelle qui en impose et qui assure la viabilité. De tels gouverments participent d’un groupe de commis mandatoires. Ils reçoivent l’ordre de faire ceci ou cela et peuvent être révoqués par un simple communiqué du donneur d’ordre. Ils se soucient peu de l’intérêt général . Ils n’ont de caractère que leur aptitude à l’alignement.

Quant à l’ONU, temple du multilatéralisme , elle cesse longtemps d’être un centre de décision d’équité internationale. Elle se transforme en une estrade mondiale pour les logomachies démonstratives. Il- libéralisme. Bricksisme. Africanisme. Autant de bazars d’idées dont certaines faussement claires , mais toutes s’éloignant du besoin du 21e siècle, l’universalisme de l’homme et de la femme.

C’est à cette mission que devrait se consacrer la diplomatie haïtienne pour retourner à sa grandeur historique dans le concert international des États tout en se ressourçant à la primauté des valeurs morales pour chasser les vices politiques, économiques, sociaux prédateurs et éviter la disparition du pays à laquelle s’acharnent des États étrangers avec la complicité du Secrétariat de l’ONU. Les politiques qui depuis 40 ans font la guerre à l’état pour leurs intérêts personnels, les oligarques qui aggravent les inégalités et la paupérisation, les intellectuels et tous ceux qui se confinent dans la lâché sont les premiers responsables. Bien avant les armes, un pays a besoin du courage, du patriotisme, de la moralité de ses sujets comme arsenal immatériel pour se défendre et se faire respecter.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Article précédent Au Portugal, les villes veulent reprendre du terrain aux étr…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !