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Géopolitique

Première rencontre Netanyahou-Trump depuis le début de la guerre en Iran, sur fond de tensions

Benjamin Netanyahou rencontre Donald Trump à Washington pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre les deux alliés. Leurs discussions doivent porter sur l’Iran, mais aussi sur l’accord-cadre Israël-Liban et sur l’après-guerre

  • Benjamin Netanyahou rencontre Donald Trump à Washington pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre les deux alliés.

  • Leurs discussions doivent porter sur l’Iran, mais aussi sur l’accord-cadre Israël-Liban et sur l’après-guerre à Gaza, où le déploiement d’une force internationale se précise.

  • La visite intervient alors que le Premier ministre israélien brigue un nouveau mandat aux législatives du 27 octobre, en difficulté dans les sondages.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est arrivé à Washington où il doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre eux.

Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d’autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l’Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.

Israël, qui avait lancé conjointement avec les États-Unis l’offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n’a pas pris part à la dernière vague d’affrontements.

« Nous discuterons de tous les sujets […] avant tout de l’Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d’élargir le cercle de la paix autour de nous », a déclaré M. Netanyahou avant son départ d’Israël lundi.

À son arrivée à Washington, il a assisté lundi soir à un dîner organisé à la mémoire du sénateur Lindsey Graham, décédé le 11 juillet, a indiqué son cabinet. Il doit également assister à ses obsèques mardi.

Les relations entre M. Trump et M. Netanyahou s’étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s’en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié M. Netanyahou de « type très difficile ». Le Premier ministre a concédé des « désaccords tactiques », tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre.

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« Pas de rupture »

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Israël et le Liban — en vue de leur sortie de l’état de guerre — dont l’application reste difficile sur le terrain.

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d’impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël, et où la situation humanitaire est catastrophique malgré un fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

« L’enjeu principal est de montrer au monde entier, à l’Iran, mais aussi au Liban et à d’autres pays en particulier, qu’il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les États-Unis et Israël », a affirmé à l’AFP Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

Cette force internationale, qui s’inscrit dans le cadre du « Conseil de paix » promu par Donald Trump, constitue l’un des volets du dispositif américain envisagé pour l’après-guerre à Gaza.

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La visite de Benjamin Netanyahou intervient par ailleurs alors qu’il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre, et que les derniers sondages le donnent en difficulté.

Selon une source diplomatique française, « la France a autorisé le survol de son territoire par le vol du Premier ministre israélien » vers les États-Unis. En septembre 2025, l’avion de M. Netanyahou avait contourné plusieurs pays d’Europe centrale et du Nord pour se rendre à l’assemblée générale de l’ONU à New York. La France avait approuvé le survol mais l’avion avait évité le territoire français, passant par Gibraltar.

Des médias israéliens avaient alors suggéré que ce détour visait à éviter les pays signataires du Statut de Rome, susceptibles d’appliquer un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) en cas d’atterrissage d’urgence. En novembre 2024, la CPI avait émis des mandats d’arrêt à l’encontre de M. Netanyahou et de l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés dans la bande de Gaza.

© Agence France-Presse

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