Projet d’attaque présumé contre une base militaire en Angleterre : cinq suspects libérés sous caution. C’est un “retournement inattendu”, observe The Financial Times. Au lendemain de l’interpellation de cinq Britanniques près de la base de Fairford utilisée par les États-Unis pour mener des frappes contre l’Iran, la police a annoncé lundi leur remise en liberté sous caution, “aucune trace d’explosifs n’ayant été retrouvée”, précise The Times. Les autorités avaient initialement affirmé que ces hommes étaient soupçonnés de “préparation d’acte terroriste”. “Les lois britanniques en matière de sécurité nationale accordent aux autorités une grande latitude pour détenir les personnes soupçonnées de terrorisme. La décision d’accorder la liberté sous caution aux cinq hommes laisse donc penser que la police n’a peut-être pas trouvé suffisamment d’éléments permettant de les relier à un acte précis”, note The New York Times. Le chef des services antiterroristes, Laurence Taylor, a précisé lundi que les suspects faisaient toujours l’objet d’une enquête et que plusieurs pistes restaient à l’étude, y compris la possibilité ​qu’un ou plusieurs individus agissant pour le compte d’un État étranger aient été impliqués dans le projet présumé.

Kiev frappée par de nouveaux bombardements russes meurtriers. Des journalistes dans la capitale ukrainienne ont fait état mardi matin d’une attaque combinée de drones et de missiles sur la ville. Plus tôt lundi, la Russie a visé Kiev en plein jour : une femme a été tuée et six personnes ont été blessées lorsqu’une frappe de drone russe a provoqué un incendie à l’Académie des sciences, selon un bilan provisoire du président Volodymyr Zelensky. Des images impressionnantes publiées sur les réseaux sociaux, et repartagées notamment par le Kyiv Independent, montrent “des personnes agrippées sur le rebord des fenêtres”, tandis qu’une fumée noire s’échappe du bâtiment, situé en plein centre de Kiev. Selon Zelensky, une frappe distincte a touché un centre médical dans la capitale. Un drone russe à réaction a aussi frappé lundi le village ukrainien de Starovoïtove, à environ 2 km de la frontière polonaise, endommageant un poste-frontière, selon le gouverneur par intérim de la région de Volhynie.

Prison aménageable et inéligibilité immédiate requises contre Rachida Dati. Le parquet national financier a requis lundi quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique contre l’ex-ministre, dans l’affaire de corruption dans laquelle elle est jugée aux côtés de l’ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, rapporte le site marocain Yabiladi. Il a également réclamé cinq ans d’inéligibilité, d’interdiction de la fonction publique et d’exercice de la profession d’avocate. Ces réquisitions, si elles étaient suivies par le tribunal lorsqu’il rendra sa décision le 21 janvier, feraient immédiatement perdre à Rachida Dati son mandat de maire du VIIe arrondissement de Paris et bloqueraient son retour dans la magistrature. L’ex-ministre a réagi lundi soir en dénonçant la “condescendance” et le “mépris” des réquisitions du parquet national financier. L’élue est soupçonnée d’avoir noué un pacte de corruption avec l’ex-PDG de Renault et illégalement fait du lobbying au Parlement européen pour le compte du constructeur automobile entre 2009 et 2013, en échange du versement de 900 000 euros. À l’encontre de Ghosn, qui a fui au Liban et est jugé en son absence, le parquet a requis quatre ans de prison avec maintien du mandat d’arrêt.