Le ministère de la santé libanais a annoncé, dimanche 6 septembre, la mort de quatre personnes dans des bombardements israéliens dans le sud du pays. Deux personnes sont mortes à Nabatiyé El-Faouqa, et deux femmes ont été tuées à Arabsalim, une commune voisine. Ce bilan provisoire fait également état de vingt blessés, dont trois enfants, dans ces localités ainsi qu’à Nabatiyé et à Kfar Rumman.
L’armée israélienne affirme riposter au lancement par le Hezbollah de deux drones contre ses soldats dans le sud du Liban. Cette attaque n’a pas fait de blessé, toujours selon l’armée, qui dénonce « une violation flagrante » du cessez-le-feu. Elle avait émis, plus tôt dimanche, son premier ordre d’évacuation depuis plusieurs semaines, enjoignant aux habitants installés « à proximité d’une installation appartenant » au Hezbollah à Arabsalim de quitter les lieux. Aucun avertissement n’a été émis pour les autres zones touchées par des bombardements.
L’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise a rapporté qu’après l’avertissement israélien « des avions de combat ennemis ont frappé une autre maison, la détruisant » et tuant les deux femmes. Elle a ajouté que l’armée israélienne avait ensuite « mené une frappe sur la maison » concernée par l’ordre d’évacuation.
Selon les médias locaux, une frappe à Nabatiyé El-Faouqa a détruit l’ancien hôpital Ghandour, un établissement qui n’est plus en activité depuis des années. En juillet, le Liban avait annoncé qu’une frappe israélienne avait tué deux personnes à proximité de ce site.
Escalade des tensions malgré les tentatives d’apaisement
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant depuis le début de mars des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, provoquant des représailles israéliennes qui ont fait plus de 4 300 morts, selon les autorités libanaises.
Les affrontements au Liban ont diminué depuis juin, à la suite d’un protocole entre les Etats-Unis et l’Iran, parallèlement à un accord-cadre entre le Liban et Israël. Mais Israël poursuit ses opérations militaires sporadiques dans le Sud, où il continue d’occuper une bande frontalière d’une dizaine de kilomètres.
Vendredi soir, des bombardements israéliens avaient fait quatre morts dans le sud et l’est du Liban. Israël a déclaré avoir visé des « terroristes et des infrastructures » du Hezbollah, y compris des « dépôts d’armes ». Jeudi, Israël avait annoncé avoir pris le contrôle de la crête montagneuse Ali-Taher, qui servait de position stratégique au Hezbollah à Nabatiyé.
De nouveaux pourparlers sont attendus ce mois-ci entre responsables libanais et israéliens, bien qu’aucune date n’ait été annoncée.