« NAZA » est un acronyme employé par l’armée israélienne pour désigner les morts civils causés par ses opérations. Ainsi, un mort est égal à un NAZA. Il s’agit d’une contraction du terme hébreu nezek agavi, qui se traduit par « dommage collatéral ».
Si les morts civils lors de conflits armés sont documentés depuis l’Antiquité, l’expression « dommages collatéraux » ne fait son apparition qu’au XXe siècle, au sein de l’armée américaine, au moment de la guerre du Vietnam.
Considérée comme un euphémisme par de nombreux chercheurs, l’expression sous-tend généralement qu’il existerait, pour les armées, un seuil de morts civils tolérable pour atteindre un objectif militaire – ce que veulent dénoncer Yuval Abraham et Rachel Szor dans leur documentaire « NAZA », concernant l’armée israélienne.
Dans cette vidéo, nous décrivons ce que recouvre la notion de « dommages collatéraux » dans le contexte de la guerre qu’Israël mène dans la bande de Gaza, en réponse à l’attaque terrorise du 7 octobre 2023.
Pour en savoir plus sur les méthodes de l’armée israélienne, qui conduisent à un nombre élevé de pertes civiles, nous vous recommandons l’enquête de notre correspondant à Jérusalem, en lien ci-dessous.