« Renvoyez-les ! », ont scandé des élus d’extrême droite. « Honte à vous ! », leur ont répondu des eurodéputés de gauche. Cette scène a eu lieu au Parlement européen, à Strasbourg, mercredi 17 juin, après l’adoption de la réforme prévoyant des « hubs de retour ». Sous les huées de la gauche, qui y voit une illustration de la convergence de la droite et de l’extrême droite dans l’hémicycle, le texte a recueilli 418 voix pour, 218 contre, et 30 abstentions, lors d’une séance plénière à Strasbourg.
Ce texte a été conçu comme un complément du pacte sur la migration et l’asile, adopté en 2024 et entré en application en France le 12 juin 2026, pour renforcer les sanctions et le renvoi des personnes déboutées du droit d’asile. Il prévoit une série de mesures pour accélérer les expulsions et permet aux Etats qui le souhaitent d’installer des centres de rétention en dehors de l’Europe, pour y renvoyer des personnes déboutées du droit d’asile.
La possibilité de créer ces centres de rétention à l’étranger (dits « hubs de retour »), pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière refusés par leur pays d’origine, était soutenue par le gouvernement français.