A l’entrée du site de l’entreprise GSK à Wavre, dans le Brabant wallon, le blocage est levé pour l’instant. « On a décidé de garder nos cartouches pour plus tard parce qu’on sait qu’à un moment, on va avoir besoin d’un rapport de force », explique Christophe Bouvier, secrétaire régional du Syndicat des employés, techniciens et cadres (Setca).
Au lendemain d’une journée d’action sur les trois sites wallons du groupe pharmaceutique britannique, il se rend à la première réunion avec la direction depuis l’annonce, mercredi 14 octobre, d’un plan de restructuration qui pourrait se solder par la suppression de 1 217 postes en Belgique.
Il ne s’agit encore que de fixer un calendrier pour les discussions, mais le responsable syndical le sait : les négociations risquent d’être longues. Tant qu’elles durent, aucun licenciement ne peut intervenir, en vertu de la « loi Renault » de 1998, adoptée après la fermeture brutale de l’usine du constructeur automobile à Vilvorde, près de Bruxelles.
GSK dit vouloir recentrer sa stratégie sur les médicaments de spécialité, comme l’oncologie, au détriment des vaccins, qui représentent 28 % de son chiffre d’affaires mais dont les ventes ont stagné l’an dernier. Or, les vaccins sont précisément la principale production des sites wallons de Wavre, Rixensart et Gembloux.
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