Après les affrontements qui ont émaillé les manifestations du week-end des 17 et 18 octobre en Italie, c’est une “Giorgia Meloni de fer” qui a réagi en annonçant des mesures “sans précédent”, écrit le quotidien libéral Il Foglio. À Milan, épicentre des violences, la Première ministre a annoncé l’envoi de 500 soldats pour patrouiller les rues de la capitale lombarde lundi 20 octobre. Elle a également autorisé les gardes à vue préventives ainsi que l’arrestation des mineurs pris en flagrant délit.
“Voilà comment Giorgia Meloni met la crise des routiers sous le tapis”, dénonce à la une ce mardi 20 octobre le journal de gauche Domani.
Pendant que le gouvernement répond à l’agitation milanaise par la force, dans le même temps, dans le Sud, une autre crise, qui couve depuis déjà plusieurs jours, a longtemps attendu des réponses sans attirer l’attention de Rome.
Depuis la semaine dernière, d’abord dans les Pouilles et en Calabre, puis dans toutes les provinces méridionales, les routiers sont mobilisés pour dénoncer la hausse du prix des carburants qui menace la pérennité de leur activité.
“À la mobilisation des chauffeurs de poids lourds s’ajoute celle des agriculteurs et des éleveurs qui refusent de livrer des fruits, des légumes, du lait et des œufs en raison de prix d’achat en gros
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Les stations d’essence italiennes bientôt en grève ?
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