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Royaume-Uni : deux ressortissants lettons arrêtés après une intrusion sur une base militaire abritant un centre de renseignement de l’OTAN

Cette intrusion survient après l’incident survenu près de la base militaire de Fairford, le 27 septembre. Cependant, « rien ne suggère » à ce stade que les deux événements soient liés, assure la police britannique.

Royaume-Uni : deux ressortissants lettons arrêtés après une intrusion sur une base militaire abritant un centre de renseignement de l’OTAN
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Deux ressortissants lettons ont été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’enceinte de la base militaire de Molesworth en Angleterre, qui abrite notamment un centre de renseignement de l’OTAN, a annoncé, jeudi 8 octobre, la police britannique.

La police antiterroriste est désormais chargée de l’enquête sur cet incident qui intervient une dizaine de jours après celui survenu près d’une autre base militaire anglaise, la base de Fairford, utilisée par l’armée américaine. A ce stade « rien ne suggère » que les deux événements soient liés, a toutefois précisé la responsable de la police antiterroriste de Londres, Helen Flanagan, citée dans un communiqué de la police.

Les deux Lettons, âgés de 32 et 36 ans, ont été arrêtés, soupçonnés d’ « intrusion dans un lieu interdit à des fins préjudiciables au Royaume-Uni », a précisé la police.

Mercredi soir vers 22 heures locales, une patrouille de sécurité de la police du ministère de la défense a signalé « un véhicule abandonné » près du périmètre de la base de Molesworth, située dans le Cambridgeshire. Des recherches aux abords du site ont permis de découvrir « une petite brèche dans la clôture » entourant la base, et vers 2 heures jeudi, deux hommes ont été localisés et arrêtés « à l’intérieur du périmètre de la base ».

Sept hommes interpellés et libérés sous contrôle judiciaire

Cette intrusion survient après l’incident survenu près de la base militaire de Fairford dans le sud-ouest de l’Angleterre, le 27 septembre. La police était intervenue après le signalement de « trois véhicules suspects ». Un vaste périmètre avait été bouclé et des dizaines de foyers évacués autour de l’aérodrome, utilisé par l’armée américaine pour des « opérations défensives » dans sa guerre contre l’Iran. A l’intérieur des véhicules, la police a dit n’avoir trouvé « aucun engin explosif », mais de l’essence « en quantité ». Sept hommes ont depuis été interpellés et libérés sous contrôle judiciaire.

Le premier ministre britannique, Andy Burnham, a affirmé qu’il existait de « fortes indications » de l’implication de l’Iran dans cet incident. L’enquête est toujours en cours.

Dimanche, les Etats-Unis ont annoncé le retrait de leurs bombardiers qui étaient stationnés sur ce site, en raison de « menaces » liées à l’Iran, selon le président américain, Donald Trump.

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Le Monde avec AFP

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