Les Français sont en train de faire connaissance avec Ryad Rani. Âgé de 19 ans, légèrement barbu, on le voit partout, à la radio, à la télévision. Il s’exprime d’une voix douce mais ferme sur les revendications et la colère croissante des lycéens, dont le mouvement secoue la France depuis quelques jours. Ryad Rani en est le chef. En tant que président de l’Union syndicale lycéenne, il en est le porte-voix, le mégaphone.
“Nous avons une dignité, a-t-il déclaré sur France Inter, la grande station de radio, avant de se rendre aux négociations avec des représentants du gouvernement. Et nous ne nous plierons pas à des négociations dans les salons ministériels.”
C’est la faute de l’État, et uniquement la faute de l’État, dit-il, si les établissements d’enseignement publics sont aussi mal lotis. S’il n’y a pas assez de place dans les salles de classe, s’il pleut à l’intérieur, s’il y fait trop froid en hiver et trop chaud en été, s’il y a autant d’heures de cours qui sautent, si l’ascenseur social qui est censé commencer à l’école ne fonctionne plus comme il fonctionnait avant et que la procédure de choix de l’université est injuste – “raciste”, dit-il. Quand on s’inscrit sur la plateforme numérique Parcoursup avec un nom comme le sien, on est automatiquement désavantagé.
“Fais attenti
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La colère des lycéens vue par la presse étrangère : “Derrière la promesse républicaine, le délabrement”
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