Journée noire et deuil national en Grèce. Trois pompiers sont morts dans les incendies qui ravagent le pays depuis hier, mercredi 29 juillet. Le plus lourd tribut a été payé en Crète, où deux hommes âgés de 25 et 58 ans ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. “Cauchemar”, “tragédie”, la presse grecque décrit la situation dantesque que traverse le pays.

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“Sacrifice en exercice”, titre le quotidien local Nea Kriti. Affichant en une le portrait des deux pompiers sur fond de paysages carbonisés et d’hommes luttant contre les flammes, le journal grec pleure “deux morts héroïques”.

“Efforts surhumains”

Le feu qui s’est déclenché dans la région de Réthymnon, dans le nord de la Crète, a été alimenté par des vents violents atteignant 125 km/h, selon l’Observatoire national d’Athènes. Des conditions météorologiques particulièrement compliquées qui empêchent les avions d’opérer avec efficacité.

“Les images en provenance du sud de Réthymnon sont choquantes : on y voit les habitants des villages à l’intérieur des zones touchées par le feu, qui tentent par tous les moyens de se jeter dans la lutte contre les flammes”, décrit le journal crétois.

Près de 8 000 personnes ont dû être évacuées en vingt-quatre heures, et quatre navires ont été mobilisés pour faciliter d’éventuelles évacuations par les côtes.

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“Les efforts surhumains des pompiers au sol pour contenir le vaste front de feu qui fait rage dans le sud de Réthymnon et s’étend sur un rayon de 15 à 20 kilomètres se poursuivent avec une intensité constante” jeudi 30 juillet, poursuit le journal.

La Grèce dispose cette année de plus de 18 000 pompiers, un record pour le pays, en même temps qu’elle développe de nombreux moyens technologiques pour lutter contre les incendies : drones, caméras thermiques… Mais les conditions climatiques et la topographie du territoire, où les centaines d’îles et les reliefs montagneux compliquent l’accès aux zones concernées, rendent ces mesures encore insuffisantes.