Cette fois-ci, le gouvernement japonais a tenté de se montrer ferme face à Washington. À l’annonce des sanctions américaines contre la Cour pénale internationale (CPI), rendues publiques le 9 octobre, la Première ministre japonaise a réagi quasi immédiatement.

Se disant “profondément inquiète” dans son message publié le jour même sur X, elle a fait valoir que ces mesures sont “incompatibles avec la position du Japon”. Et de poursuivre : “Nous avons toujours considéré l’État de droit comme un concept fondamental pour la communauté internationale. D’où notre soutien à la Cour pénale internationale”, écrit-elle, citée par le quotidien Nihon Keizai Shimbun.

Tokyo s’est joint à sept autres capitales occidentales, dont Paris et Londres, qui ont publié un communiqué commun le 10 octobre pour s’opposer aux sanctions américaines.

Washington a annoncé cette décision à la suite de l’attribution du prix Nobel de la Paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay pour son combat contre l’apartheid. Fervente défenseuse de la cause palestinienne, elle a été juge à la Cour pénale internationale. Les États-Unis, tout comme leur allié israélien, ne sont pas un État partie à la CPI, et l’administration Trump réclame le démantèlement de l’institution, perçue comme une menace contre la souveraineté amér