La citation est attribuée à James Carville ; l’ancien conseiller politique de Bill Clinton l’aurait prononcée en 1993 : « S’il y avait une réincarnation, (…) je voudrais revenir sous la forme du marché obligataire. On peut intimider tout le monde. » Le propos, rapporté par le Wall Street Journal, signifiait la force des marchés des taux d’intérêt, accusés d’entraver, à l’époque, la liberté économique du président démocrate. Ils sont tout-puissants. Ce sont eux qui permettent aux Etats de s’endetter, aux entreprises de se financer.
Mais s’ils entrent dans la tourmente, c’est le coût de la dette qui s’envole, le capital des épargnants qui dégringole, la confiance qui s’effondre. Les soubresauts des cours des actions à Wall Street ne sont que des peccadilles en comparaison avec les crises de la dette connues dans la zone euro ou en Amérique latine et qui gronde aujourd’hui aux Etats-Unis.
C’est à ces marchés que s’attaquent Donald Trump et son homme de confiance, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. L’actuelle administration est mécontente du niveau des taux d’intérêt qui, selon elle, ralentit l’économie.
Il vous reste 81.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !