Seila Pohara, l’enfant de Sarajevo
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Personnellement j’adore les ponts… et vous ? Parce que là, c’est l’histoire du pont des chèvres. Un pont qui, jadis, reliait Constantinople à l’Occident. Un pont qui appartenait au pays des ponts : la Yougoslavie. Notre invitée, la romancière Seila Pohara installée aujourd’hui en Suisse, mais née à Sarajevo, appartient à une génération qui s’habillait à la française, se coiffait à l’italienne, buvait du café turc et écoutait de la musique américaine.
Elle est née dans un monde de superstitions, d’alphabet cyrillique et de sangs mêlés entre Croates, Bosniaques, Macédoniens, Serbes et Monténégrins. C’était le monde du camarade Tito détruit par la guerre et complètement englouti en 2003, tout comme le serment des pionniers auquel Seila, l’enfant de Sarajevo, a cru de tout son cœur, et qu’elle réactive dans un roman merveilleusement yougo-nostalgique Les serments trahis (Gallimard). Pas pour dire, messieurs les adultes, mais on dirait que vous avez des comptes à rendre… aux enfants.
Programmation de l’invitée :
• Divanhana Emina
• Omar et Erykah Badu Be Thankful.
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