Elon Musk est bien déterminé à devenir le quatrième acteur mobile des Etats-Unis aux côtés des géants historiques AT&T, Verizon et T-Mobile. Son groupe SpaceX, maison mère de sa constellation de satellites Starlink, a annoncé, jeudi 8 octobre dans un communiqué, l’acquisition de fréquences dans la bande des 800 mégahertz (MHz), un spectre généralement utilisé par les opérateurs de téléphonie mobile classiques pour acheminer les communications via des antennes-relais.
En rachetant quelque 14 MHz de fréquences auprès de la société d’investissement Grain Management pour « environ 8 milliards de dollars [7,14 milliards d’euros] », selon le Wall Street Journal, le milliardaire américain passe un cap dans son projet de construire son propre réseau de téléphonie mobile terrestre outre-Atlantique. Sous réserve de décrocher le feu vert de la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des télécoms, ce dernier vise à compléter et à renforcer la couverture de Starlink, en particulier dans les villes.
Si le satellite a l’avantage d’offrir une couverture globale, cette technologie se dégrade énormément dans les métropoles et les territoires très peuplés, ainsi qu’à l’intérieur des maisons et immeubles, où le signal ne passe pas, ou très mal. Or ce nouveau spectre, constitué de fréquences basses, traverse bien les murs, et permettra aux clients de Starlink d’utiliser leur smartphone « même à l’intérieur des bâtiments », souligne SpaceX dans son communiqué.
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