Et maintenant les oléoducs. En quelques années, le magnat nigérian, Aliko Dangote, est entré avec fracas dans le secteur du raffinage de pétrole, avec la mise en production de sa mégaraffinerie de Lagos, la plus grande d’Afrique et l’une des plus grandes au monde. Avec ses 700 000 barils par jour de capacité, l’infrastructure a fait passer le Nigeria, géant pétrolier africain, du statut d’importateur à exportateur net de carburants, notamment vers l’Europe. Fort de ce succès, le multimilliardaire prévoit d’en construire d’ici à 2030 une réplique à l’autre bout du continent, à Lamu, au Kenya.
Mercredi 21 octobre, M. Dangote a créé la surprise, cette fois dans les oléoducs, artères logistiques cruciales dans l’acheminement des produits pétroliers – qu’ils soient bruts ou raffinés – comme l’a montré récemment le conflit au Moyen-Orient. Son groupe, éponyme, entend « monter un vaste réseau de distribution de pétrole à travers l’Afrique via des investissements dans des oléoducs, des installations de stockage et des corridors d’approvisionnement », a détaillé un communiqué du groupe, qui suivait de quelques heures des déclarations de son président lors d’un forum organisé par le Financial Times (FT) à Londres. « Nous avançons de manière très offensive à ce sujet », y a déclaré M. Dangote, cité par le quotidien financier.
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