Comme chaque été depuis 1984, Taïwan s’est lancé, mercredi 5 août, dans un vaste exercice militaire – de loin le plus important de l’année – pour tester la capacité de son commandement à faire face à un conflit majeur, en particulier dans l’hypothèse d’une attaque chinoise. Depuis quelques années, cet exercice baptisé « Han Kuang » (« gloire des Han ») teste aussi la capacité de résistance collective taïwanaise, des entreprises aux services publics en passant par la population.
Durant dix jours, au-delà des vols de chasseurs et des déploiements navals, les forces armées vont simuler le déplacement d’une usine d’armement, s’assurer de l’engagement éclair d’usines civiles à l’effort de guerre et mener des exercices d’escorte au large de la côte pacifique de l’île, en direction de ses alliés. Les manœuvres prévoient aussi, pour la première fois, une panne brève des réseaux 4G et 5G pour la majorité de la population.
« Notre but est de simuler des situations extrêmes, de vérifier la capacité du gouvernement à réagir dans des conditions de communication limitées, et d’encourager les citoyens à maîtriser les outils de communication de secours », a déclaré le premier ministre, Cho Jung-tai, le 23 juillet. « Han Kuang » doit donc préparer Taïwan aussi bien à repousser une invasion, à briser un encerclement, qu’à continuer de fonctionner en temps de guerre.
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