En France, depuis le 21 septembre 2026, la lanterne rouge médiatique clignote en sons stridents, par la dénonciation, au départ anonyme, d’une tricherie numérique en cette rentrée littéraire, et s’emballe sur elle-même au point de faire oublier les véritables enjeux qui sont à l’œuvre.

Thélyson Orélien, auteur québécois d’origine haïtienne, publie son premier roman C’était ça ou mourir, un récit qui raconte le parcours migratoire et chaotique de Jonas Dorléon [un personnage fictif, professeur d’histoire à Port-au-Prince] qui quitte Haïti en feu. Encore inconnu il y a un mois, le jeune auteur devient la révélation littéraire du moment.

Le livre [paru chez Grasset en août, cinq mois après avoir été publié au Canada] est encensé par la critique, il est en lice pour tous les grands prix de l’automne et il obtient le prix du roman Fnac le 21 septembre. Thélyson Orélien est invité sur tous les plateaux de télévision et des radios françaises, la promotion bat son plein et le livre se place deuxième dans les statistiques des meilleures ventes, publiées par Edistat dans la semaine du 14 au 20 septembre 2026 et atteint les 35 000 exemplaires vendus.

Puis arrive, sur les médias sociaux, l’accusation que le livre aurait été écrit à 95 % par l’intelligence artificielle. Une bombe dans le pay