Les voyageurs se rendant aux grottes de Pak Ou, site touristique très fréquenté situé sur la rive ouest du Mékong, à 25 kilomètres en amont de Luang Prabang, dans le nord du Laos, passent devant le chantier d’un énorme barrage hydroélectrique de 1 460 mégawatts. Les flancs de colline dénudés sont parsemés de pelleteuses et de silos. Les camions apportent des matériaux de construction par un pont nouvellement construit sur le Mékong.
Construit en amont du lieu où la Nam Ou rejoint le fleuve, cet ouvrage d’art, baptisé “centrale hydroélectrique de Luang Prabang”, dont le coût estimé s’élève à 3,5 milliards de dollars [3 milliards d’euros], est édifié conjointement par le Laos et la Thaïlande. Le premier en est le propriétaire et la seconde en assure le financement (sous la direction de la multinationale CKPower) et la construction (sous la direction du constructeur thaïlandais CH. Karnchang).
Les travaux ont officiellement commencé en janvier 2024 et le barrage est censé entrer en service en 2027, même si des sources proches du chantier estiment que 2030 est une date plus réaliste.
Le barrage a beau ne pas être visible de Luang Prabang, il jette une ombre imposante sur l’ancienne capitale du pays, l’un des quatre sites laotiens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et la prem
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Connu sous le nom de Nikkei Asian Review jusqu’en septembre 2020, le magazine Nikkei Asia conserve la même ligne éditoriale. Il fait partie du groupe Nikkei, qui possède aussi le Financial Times et le Nikkei 225, principal indice de la Bourse de Tokyo.