Une frappe israélienne a fait deux morts, vendredi 4 septembre, dans le sud du Liban, selon un média d’Etat, près de la crête d’Ali-Taher, dont Israël a dit avoir pris le contrôle, malgré la trêve que l’Etat hébreu a conclu avec le Hezbollah pro-iranien.
Deux jeunes hommes ont été « pris pour cible alors qu’ils circulaient à moto » à Nabatiyé, a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise. « Les équipes de secours ont transporté les corps (…) dans l’un des hôpitaux » de la ville, selon la même source.
Israël a annoncé, jeudi soir, avoir pris le contrôle de la crête montagneuse d’Ali-Taher, qui servait de position stratégique au mouvement pro-iranien Hezbollah et qui surplombe notamment Nabatiyé. L’armée va désormais y renforcer ses positions pour « empêcher l’ennemi de reprendre position dans la zone », a déclaré le ministre de la défense israélien, Israel Katz.
« Destruction généralisée »
« La prise de la crête d’Ali-Taher marque l’achèvement du contrôle [par Israël] de la zone de sécurité dans le sud du Liban », a-t-il souligné dans une vidéo diffusée par ses services. Le Hezbollah a minimisé la perte de cette position située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec Israël.
Les affrontements ont diminué depuis juin, à la suite d’un protocole entre les Etats-Unis et l’Iran, parallèlement à un accord-cadre entre le Liban et Israël.
Les familles de retour à Nabatiyé à la faveur de la trêve « sont confrontées à une destruction généralisée, à l’absence de services de base, à une insécurité persistante », a déploré, vendredi sur le réseau social X, le coordinateur humanitaire de l’ONU pour le Liban, Imran Riza, après s’être rendu sur place.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant depuis début mars des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, provoquant des représailles israéliennes qui ont fait plus de 4 300 morts, selon les autorités libanaises.