Un ancien marine américain détenu en Russie, Robert Gilman, dont la santé s’était dégradée, a été libéré, a annoncé mardi 11 août le gouvernement américain, précisant que sa libération avait été obtenue pour raisons « humanitaires » et sans concessions.
« Après mes discussions avec le président [Vladimir] Poutine, la Russie a accepté de le libérer, en grande partie pour des raisons humanitaires », a écrit le président américain, Donald Trump, sur son réseau Truth Social, peu après que le département d’Etat a annoncé cette libération. Il a précisé avoir parlé à Robert Gilman dans l’avion du retour, où il est accompagné de sa mère, Nancy.
« Aujourd’hui, après plus de quatre années de détention en Russie, Robert Gilman est sur le chemin du retour afin d’être réuni avec sa famille » et y suivre un traitement médicalisé, s’est réjoui de son côté le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué. Il a souligné que M. Gilman rejoignait « les plus de 100 Américains libérés lors du second mandat du président Trump ».
Les Etats-Unis et la Russie ont procédé par le passé à des échanges de prisonniers, mais des responsables américains ont assuré que sa libération « ne fait pas partie d’un échange et [qu’]aucune autre concession n’a été faite ».
Un cas emblématique de détention prolongée
M. Gilman avait été condamné en 2022 par un tribunal du sud-ouest de la Russie à quatre ans et demi de prison pour « violences » contre un policier. La durée de sa peine avait ensuite été étendue à dix ans pour violence envers le personnel pénitentiaire.
Le département d’Etat a confirmé qu’il avait été récemment classé comme « injustement détenu » en Russie. Dans un récent message, sa sœur, Lexie Hudson, avait évoqué une grave détérioration de sa santé, appelant à sa libération urgente.
« Bien que nous saluions cette avancée positive, nous continuons à réclamer la libération immédiate de tous les autres Américains détenus à tort, y compris Stephen Hubbard, victime d’une détention abusive », a ajouté M. Rubio.
Stephen Hubbard, un professeur d’anglais à la retraite, a été condamné en Russie lors d’un procès à huis clos en octobre 2024 à près de sept ans de prison pour « mercenariat » au profit de l’Ukraine, une accusation qu’il rejette.